HYDROCARBURES
LE PAYS DU QUÉBEC DEVRA EXPLORER, EXPLOITER ET TRANSFORMER SES RESSOURCES EN HYDROCARBURES LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.
L’INDÉPENDANCE POLITIQUE NE SERT À RIEN SI CELA NE VIENT PAS AVEC L’INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE. AUJOURD’HUI, D’UN POINT DE VUE ÉNERGÉTIQUE, LE QUÉBEC A LES MAINS ATTACHÉES ET DÉPEND D’AUTRES PAYS POUR SON APPROVISIONNEMENT, CE QUI NOUS REND EXTRÊMEMENT VULNÉRABLES.
LE B.A.P.E. NE DEVRAIT PAS AVOIR LE DERNIER MOT SUR CE QUE FAIT LE QUÉBEC EN TERMES D’EXPLOITATION DE RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES. IL DEVRAIT REDEVENIR UNE ENTITÉ CONSULTATIVE.
TOUS LES PROJETS D’EXPLOITATION DE RESSOURCES EN HYDROCARBURES DEVRAIENT SE FAIRE EN ACCORD AVEC LES PREMIÈRES NATIONS. CES DERNIÈRES FERAIENT PARTIE INTÉGRANTE DU PROCESSUS, MAIS LA DÉCISION FINALE REVIENDRAIT AU GOUVERNEMENT QUÉBÉCOIS.
TRAHISON DE LA C.A.Q.
2013
« Cap sur un Québec gagnant : le projet St-Laurent »
C’est en 2013 que François Legault (chef de la Coalition Avenir Québec), publie ce livre dans lequel il explique (un chapitre entier) que le Québec devrait aspirer à devenir « La Norvège de l’Amérique du Nord » en extrayant le pétrole et le gaz naturel québécois, particulièrement dans le golfe du St-Laurent, mais aussi en Gaspésie, à Anticosti, et aux Îles-de-la-Madeleine (Old Harry).
2021
La trahison
François Legault déclare le 19 octobre 2021 qu’il renonce définitivement à extraire des hydrocarbures au Québec, ce qu’il répète également lors de la COP26, la 26e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui s'est tenue à Glasgow en novembre 2021. C’est lors de cette conférence que le Premier ministre Legault confirme aussi que le Québec joindra la « Beyond Oil and Gas Alliance », (B.O.G.A.), un regroupement d’États qui ont fermé la porte à l’exploitation des hydrocarbures.
2022
C’est le 12 avril 2022, avec l’appui de tous les partis à l’Assemblée Nationale, que la loi 21, « Loi mettant fin à la recherche d’hydrocarbures ou de réservoirs souterrains » a été adoptée. Cette loi confirmait la trahison de la C.A.Q. dans le dossier des hydrocarbures!
GAZ NATUREL
Selon une étude de l’Institut économique de Montréal (I.E.D.M.) intitulée « Levons l’interdit sur l’exploitation des hydrocarbures au Québec », publiée le 21 mai 2026, l’exploitation du gaz naturel du Québec rapporterait 93 G$ sur 25 ans en redevances au gouvernement québécois, en plus de créer plus de 230 000 emplois directs ou indirects.
Les emplois dans le secteur du gaz naturel sont des emplois très bien rémunérés (155 000$ selon Statistique Canada), et rapporteraient plus de 15 G$ en recettes fiscales (étalé sur 25 ans).
Le Québec détient 9 milliards de mètres cubes de gaz naturel, ce qui pourrait répondre aux besoins du Québec pendant plusieurs décennies, voir des siècles (entre 37 et 207 ans selon l’étude).
Demande internationale en hausse
Selon l’Agence Internationale de l’énergie, la demande internationale pour le gaz naturel devrait augmenter de 31,5% d’ici 2050.
Les changements au niveau de la géopolitique qui prendront place au cours des prochaines années stimuleront encore plus la demande, puisque le monde est entrain de se diviser en 2-3 blocs majeurs, ce qui n’était pas le cas depuis les années 1990.
Ce « Nouveau Monde » des prochaines décennies forcera les pays à trouver de nouveaux accès en termes d’énergie. Par exemple, l’Europe tentera par tous les moyens de se détacher du gaz naturel russe, pays hostile à l’occident depuis la guerre de l’Ukraine.
L’exploitation du gaz naturel québécois deviendra essentielle et stratégique, nous sommes déjà en retard, ça presse!
TRANSFORMATION
GAZ NATUREL LIQUÉFIÉ
Le projet Énergie Saguenay de GNL Québec prévoyait la construction d'un complexe de liquéfaction de gaz naturel dans la zone industrialo-portuaire de Saguenay (arrondissement de La Baie) pour 9 milliards de dollars. Il impliquait aussi un gazoduc de 780 km (Gazoduc) depuis l'Abitibi.
Les gouvernements provincial et fédéral ont officiellement rejeté et enterré le projet en juillet 2021, en s'appuyant sur les conclusions défavorables du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
Le Québec possède des infrastructures pour distribuer et consommer du gaz, mais n'a pas les infrastructures nécessaires pour l'extraire, le liquéfier ou l'exporter à grande échelle.
Il est urgent d’agir pour changer cette triste réalité!
MARINVEST
BAIE-COMEAU
Le projet du promoteur norvégien Marinvest à Baie-Comeau—qui rappelle l'ancien projet GNL Québec—vise à acheminer du gaz naturel de l'Ouest canadien par un gazoduc de 1000 km jusqu'à la Côte-Nord. Il y serait liquéfié dans une usine dédiée et chargé sur des navires pour l'exportation vers l'Europe. Ce projet est toujours à l’étude.
Des infrastructures de plusieurs milliards de $ seraient nécessaires, produisant au passage plusieurs emplois bien rémunérés qui stimuleraient les économies régionales impliquées!
PÉTROLE
Selon cette même étude, la demande de pétrole devrait augmenter aussi de 12,8% jusqu’en 2050, quoi qu’en disent les crinqués endoctrinés du climat. Et comme pour le gaz naturel, les changements au niveau géopolitique motiveront les pays à se procurer du pétrole sans risquer d’enrichir leurs ennemies politiques.
Le Québec consomme en moyenne 345 000 barils de pétrole par jour depuis environ 20 ans, ce qui signifie entre 120 et 130 milliards de barils par année, ou plus de 20 milliards de litres par année.
Le pétrole extrait par fracturation (ce qui serait le cas du pétrole québécois) représente en moyenne un taux de récupération (le nombre total de pétrole produit divisé par la quantité totale de pétrole) qui oscille entre 30 et 40%. Autrement dit, plus de la moitié du pétrole de schiste ne peut pas être récupéré et utilisé.
Ainsi, en additionnant les différents endroits sur le territoire québécois où nous retrouvons du pétrole (il y en aura certainement d’autres si on permet la prospection et la recherche de nouveaux gisements, ce qui est maintenant interdit), on en arrive à la conclusion que le Québec pourrait produire l’équivalent d’entre 20 et 55 ans de sa consommation.
De ce que nous savons aujourd’hui, il y aurait 1,55 milliards de barils de pétrole à Anticosti, 330 millions de barils en Gaspésie, entre 1 et 5 milliards de barils dans la vallée du St-Laurent, et de 1,5 à 2 milliards de barils aux Îles-de-la-Madeleine (gisement Old Harry).
Les redevances sur l’exploitation de ces ressources québécoises rapporteraient aussi plusieurs milliards de $ au gouvernement québécois au fil des ans, pour simplement répondre aux besoins des québécois, sans compter les dizaines d’emplois payants qui seraient créés pour l’exploitation de ces ressources.
LE MODÈLE NORVÉGIEN
FONDS SOUVERAIN = 2 200 G$ US
La Norvège est souvent citée comme modèle ultime d’exploitation des ressources en hydrocarbures ET de politiques vertes avant-gardistes, et avec raison! En effet, le fonds souverain de la Norvège (Government Pension Fund Global) vaut actuellement environ 2 200 milliards de dollars américains (ou plus de 2 000 milliards d'euros). Il s'agit du plus grand fonds souverain au monde (2026).
Pour vous donner une idée de son ampleur, il détient environ 1,5 % de toutes les actions cotées sur la planète et représente une réserve financière théorique de près de 300 000 euros par citoyen norvégien. Alimenté à l'origine par les revenus pétroliers et gaziers du pays, il est investi à l'échelle internationale.
Découverts à la fin des années 1960, le pétrole et le gaz naturel font de la Norvège l'un des plus grands exportateurs mondiaux. Ses hydrocarbures représentent environ la moitié de la valeur totale de ses exportations.
Contrairement à d'autres nations pétrolières, la Norvège a choisi d'épargner une très grande partie de ses revenus pétroliers et gaziers. Ce fonds est massivement investi sur les marchés internationaux et permet de financer une grande partie du budget de l'État sans endetter le pays.
Les revenus de cette croissance exceptionnelle permettent de financer un modèle social-démocrate très généreux (éducation gratuite, excellente couverture médicale, congés parentaux) tout en maintenant une économie de marché dynamique.
3%
Les recettes pétrolières alimentent le Fonds de pension public mondial, tandis que le budget de l'État ne peut en utiliser qu'une part limitée. Actuellement, la norme est d'environ 3 % de la valeur du fonds par année, en fonction de son rendement réel attendu. Le reste est investi hors de Norvège, de sorte que les revenus pétroliers n'affectent pas négativement l'économie nationale.
50% / 35% / 15%
Pour le Québec, l’idéal serait de diviser les revenus annuels provenant des redevances de l’exploitation des hydrocarbures de la façon suivante :
1-50% directement sur la dette
2-35% dans un fonds souverain comme la Norvège
3-15% pour contrer les effets du réchauffement climatique
IL FAUT ÊTRE RICHE POUR ÊTRE VERT
Les voitures électriques constituent aujourd'hui environ 30 % du total de l’ensemble du parc automobile norvégien.
En guise de comparaison, au Québec, en 2026, les véhicules électriques et hybrides rechargeables représentent moins de 6% (5,96%) de l'ensemble du parc automobile québécois. Parmi tous ces véhicules branchés en circulation, environ 70 % sont des modèles 100 % électriques, le reste étant constitué d'hybrides rechargeables.
Ainsi, le parc automobile québécois est donc 5 FOIS MOINS électrique que le parc automobile norvégien, et ce n’est pas dû au fait qu’il n’y a pas assez d’illuminés verts au Québec…! Nous en avons en masse…! La raison est purement économique…il faut être riche pour être vert! Le Québec n’est pas aussi riche que la Norvège, le Québec n’est pas aussi vert que la Norvège!
En Norvège, la proportion de véhicules électriques varie selon les différentes régions : le taux de voitures électriques est très élevé (par exemple, plus de 86 % dans la région d'Oslo) dans les zones urbaines, mais en zones rurales, la part y est nettement plus faible, tournant autour de 6 à 7 %, le diesel et l'essence y conservant une forte popularité.
NORVÈGE
2024
89% des voitures vendues étaient électriques
2025
96% des voitures vendues étaient électriques
Le PIB per capita de la Norvège est environ de 105 000$ US (145 000 $ CAN), comparativement à 44 000$ US (60 000 $ CAN) pour le Québec. Les québécois n’ont tout simplement PAS les moyens d’acheter des véhicules électriques (qui sont beaucoup plus dispendieux en moyenne que les véhicules à essence).
Au Québec, en 2025, les véhicules électriques et hybrides rechargeables neufs ont représenté 16,7 % des nouvelles immatriculations au Québec. Cela correspond à 75 262 immatriculations, marquant une baisse de popularité marquée par rapport aux années précédentes.
EXPLORATIONCHANGER LA LOI ET PERMETTRE L’EXPLORATION
La République du Québec devra absolument changer la loi de la C.A.Q. du 12 avril 2022 le plus rapidement possible.
EXPLOITATIONINVESTIR ET FAVORISER L’EXPLOITATION
La République du Québec doit impérativement encourager l’exploitation de nos hydrocarbures, et ce, le plus rapidement possible. Le Québec devra aussi impliquer le secteur privé dans cette démarche.
REDEVANCES
QUEL POURCENTAGE (%) VA AUX GOUVERNEMENTS?
Les redevances que les compagnies privées qui exploitent les gisements de ressources d’hydrocarbures varient d’un endroit à l’autre, pour différentes raisons :
En Norvège, l'État prélève une part très importante qui avoisine les 78 % à 80 % des profits (via un impôt spécial sur les sociétés pétrolières et une participation publique directe dans les champs pétrolifères).
En Arabie Saoudite, la fiscalité et les dividendes de la compagnie nationale (Saudi Aramco) permettent à l'État de capter environ 85 % des bénéfices de la production.
Aux États-Unis, l’exploitation des ressources en hydrocarbures est une juridiction d’État. Au Texas, par exemple, les redevances peuvent atteindre entre 20 et 25% des bénéfices de la production.
Au Wokistan, en combinant toutes les taxes et redevances, la part globale des gouvernements tourne autour de 23% des bénéfices de la production.
TRANSFORMATIONENJEU PRIMORDIAL POUR LE QUÉBEC
Depuis le retour de Donald Trump comme Président des États-Unis en 2024, la vulnérabilité économique et énergétique du Wokistan a été mise à l’épreuve par ce dernier et ses tarifs douaniers. En plus, le monde a les yeux rivés sur le détroit d’Ormuz, où un blocage perturbe l’approvisionnement mondial en pétrole.
Le pétrole brut est extrait en Alberta, acheminé par pipeline vers les États-Unis, puis réinjecté au Canada pour alimenter les raffineries québécoises. La totalité de l’approvisionnement provient désormais d’Amérique du Nord (35 % des États-Unis et 65 % de l’Ouest canadien en 2024). Ce pétrole brut est acheminé au Québec par pipeline et, dans une moindre mesure, par pétrolier et par train. Or, le pétrole qui nous vient par pipeline de l’Ouest canadien doit transiter par les États-Unis, via la canalisation 5 du réseau d’Enbridge. C’est cette dépendance au réseau américain qui est inquiétante et qui pourrait causer des problèmes majeurs au Wokistan et au Québec.
Au tournant des années 2000, le Québec importait la quasi-totalité de son pétrole d’outre-mer, par bateau, en provenance notamment de l’Algérie, du Royaume-Uni et de la Norvège. La donne a changé avec l’augmentation de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et l’inversion de l’oléoduc 9B d’Enbridge, qui relie Sarnia (Ontario) à Montréal.
LE QUÉBEC BIEN ÉQUIPÉ, MAIS………
402 000 barils de pétrole / jour
Le Québec compte sur deux grandes raffineries en activité : celles de Suncor, à Montréal, et de Valero, à Lévis. Ensemble, elles ont une capacité de raffinage de 402 000 barils par jour. Le Québec consomme en moyenne 345 000 barils de pétrole par jour, donc les deux raffineries sont capables de répondre à la demande québécoise d’aujourd’hui.
Pour assurer une indépendance énergétique complète, le Québec devra construire plusieurs infrastructures reliées à l’exploitation et la transformation du gaz naturel et du pétrole!