environnement

Le réchauffement climatique est un fait

Il ne fait aucun doute que la planète est présentement dans un cycle d’augmentation de la température globale. Au Québec, cette progression se poursuit aujourd’hui et la plus récente fluctuation a débuté vers la fin des années 1980, suites aux décennies 1950-1960-1970 qui avaient été des décennies beaucoup plus froides.

Dans une perspective plus large (des milliers d’années), la température globale suit une courbe normale de fluctuations parfois froides (le « Little Ice Age », ou le « petit âge glaciaire ») et parfois chaudes (par exemple le « Dust Bowl » dans le Midwest américain dans les années 1930) qui suivent une logique cyclique (tout comme les périodes de glaciation et les périodes de réchauffement, comme « l’Holocène », la période actuelle qui a débuté il y a de ça environ 12 000 ans, suite à la dernière glaciation qui aurait duré un peu plus de 100 000 ans).

Dans une perspective de centaines de milliers d’années, la théorie des cycles de Milankovitch explique aussi comment l’alternance entre les périodes glaciaires et les périodes plus chaudes (comme l’Holocène) pourrait dépendre des différentes variations de l’orbite de la terre et de son axe de rotation.

Dépendamment des sources consultées, le « petit âge glaciaire » a duré entre 250 et 450 ans (donc en moyenne 350 ans), débutant ainsi vers l’an 1500 et se terminant vers l’an 1850 (particulièrement en Europe et en Amérique du nord), avec quelques creux répertoriés tels que le minimum de Maunder, qui s'est étendu de 1645 à 1715, marquant une époque de très faible activité solaire et de froids intenses, et le minimum de Dalton, qui s’est étendu entre 1790 et 1830, incluant notamment l’année 1816 appelée aussi « l’année sans été »!

En s’appuyant sur le nombre de 350 ans, on peut présumer que le réchauffement progressif naturel de la planète (sur lequel l’être humain n’a aucun impact) s’étendra sur sensiblement la même durée, ce qui veut dire que la planète va se réchauffer pendant encore au moins 175 ans (de 1850 à 2200), ce qui veut dire que dans les années 2020, nous sommes quasi-exactement à la moitié de cette période de réchauffement (le « peak » du réchauffement)!

La crise climatique est une opinion

Le bras écologique de l’O.N.U., mieux connu comme le « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : le G.I.E.C. (ou en anglais, le I.P.C.C. = Intergovernmental Panel on Climate Change), qui organise les rencontres appelées COP (depuis 1995, Berlin, COP 1, et la COP31 qui aura lieu en 2026) prétend que l’impact de l’être humain, via la surproduction de GES, représente selon eux le principal élément du réchauffement de la planète (Global Warming), et mènera l’humanité vers la 6ème extinction majeure de l’histoire de la planète.

Le G.I.E.C. se fait aussi le porte-parole des conclusions de la COP21, mieux connues sous le nom de « L’Accord de Paris », adopté le 12 décembre 2015, et entré en vigueur le 4 novembre 2016. Cet accord s’était inspiré du « Protocole de Kyoto » (adopté en 1997 et entré en vigueur en 2005), et les principaux objectifs de l’Accord de Paris sont les suivants : 1-D’ici 2100, limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, et 2-atteindre la neutralité carbone le plus rapidement possible (la majorité des pays ont déterminé l’an 2050 pour atteindre cet objectif).

Prédiction pour 2100 = Science exacte?

Cette opinion basée sur la science (Le fait que le CO2 et l’empreinte carbone humaine sont LES responsables indéniables de la crise climatique à venir) n’est pas de la science exacte, mais plutôt de la science d’opinion.

En effet, plusieurs scientifiques de renom en viennent à cette conclusion concernant la pseudo-crise climatique, incluant des récipiendaires du prix Nobel de physique tels que Ivar Giaever (co-vainqueur en 1973) et John F. Clauser (co-vainqueur en 2022), qui fût censuré par le F.M.I. en lien avec son opinion sur la pseudo-crise climatique), ainsi que plusieurs professeurs émérites d’universités de prestige tels que Richard Lindzen (professeur de météorologie, Harvard,1972 à 1982, et titulaire de la chaire « Albert P. Sloan », M.I.T., 1983 à 2013), William Happer (Columbia, 1976-1980, Princeton,1980-1991, directeur des recherches en énergie, administration de G.W. Bush, 1991-1993, et aussi directeur du « University Research Board », Princeton, 1995-2005), entre autres.

D’autres éminents scientifiques tels que Bjorn Lomborg (fondateur du « thinktank » connu sous le nom de « Copenhagen Consensus Center »), Steven Koonin (doctorat du M.I.T., 1975, et sous-secrétaire aux sciences et au département de l’énergie pendant l’administration Obama, 2009-2011), et Patrick Moore, un des premiers membres de Greenpeace (il se joint au groupe en mars 1971, sera président de Greenpeace Canada de 1977 à 1986, année où il quitte Greenpeace) sont eux aussi convaincus que la crise climatique anticipée n’est pas réelle, et surtout, que le G.I.E.C. exagère considérablement l’effet du CO2  sur le réchauffement climatique.

Le G.I.E.C. et les « Sceptiques »
« blanc bonnet, bonnet blanc »

Selon Richard Lindzen, voici les principaux terrains d’ententes entre les scientifiques « alarmistes » du G.I.E.C. et les scientifiques « sceptiques » : 1-Le climat a toujours changé, 2-Le CO2 est un gaz à effet de serre sans lequel la vie sur terre est impossible, et lorsque sa présence augmente dans l’atmosphère, il peut être responsable d’une certaine augmentation des températures, 3-Le niveau de CO2 dans l’atmosphère a augmenté depuis la fin du « Petit âge de glace », 4-La température globale a augmenté de 1 degré Celsius entre les années 1800 et 2000, mais les émissions de GES produites par l’être humain ont un impact significatif seulement depuis 1960, 5-La prédiction à long terme de l’état futur du climat est impossible à déterminer.(G.I.E.C., rapport de 2007)

Énergies fossiles
Pétrole, charbon, gaz naturel
« Chiens et chats »

Les deux sujets les plus importants qui différencient les « Alarmistes » des « Sceptiques » sont 1-l’importance accordée au CO2 sur le réchauffement climatique, et 2-l’importance accordée aux activités humaines, particulièrement en lien avec l’extraction, la transformation et la consommation des ressources d’énergies fossiles telles que le pétrole, le charbon et le gaz naturel.

Les « alarmistes » crient à l’extinction à cause du CO2 produit par l’être humain, tandis que les « sceptiques » répliquent en disant que l’impact du CO2 est beaucoup moins significatif que l’affirment les « alarmistes ».  Aussi, les « alarmistes » du G.I.E.C. affirment que l’être humain est 100% responsable du réchauffement climatique, à quoi les « sceptiques » répondent qu’il n’y aucune preuve de cela, et que c’est purement et simplement exagéré, donc ultimement faux!

Finalement, l’idée propagée par le G.I.E.C. est qu’il serait impossible de maintenir l’augmentation de la température globale en deçà de 1,5 degré Celsius en poursuivant l’exploitation des énergies fossiles déjà développées, ce qui pousse les alarmistes à interdire toute forme de nouvelles infrastructures reliées aux énergies fossiles.

En fait, la panique, le sentiment d’urgence, le fameux « interdit de développer de nouvelles ressources d’énergies fossiles » vient du G.I.E.C., mais ce sont plutôt des politiciens de gauche et des médias biaisés de gauche du monde occidental qui sont les principaux complices de la propagation de la peur et l’angoisse climatique!

Plus de CO2 depuis le 21ème siècle (N.A.S.A., 2019)

En février 2019, la N.A.S.A. a publié un rapport qui expliquait que globalement, la planète est entre 10% à 20% plus verte qu’il y a 30 ans, ce qui équivaut à une augmentation équivalente à la dimension de la forêt amazonienne…! Le rapport mentionne que 70% de cet avancé est directement lié à l’augmentation substantielle du CO2 dans l’atmosphère, tandis que 30% sont liés aux différents programmes (particulièrement en Chine et en Indes) de plantation d’arbres et une agriculture intensive mieux contrôlée.

À long terme (30-35 ans), cette augmentation se poursuivra (puisque les êtres humains continueront de brûler des combustibles fossiles pour au moins les 50 prochaines années…) représentera l’équivalent de deux fois la dimension des États-Unis d’Amérique.

L’EAU
3% de l’eau douce renouvelable

Le Québec a la chance d’avoir de vastes étendues de forêt et d’innombrables lacs d’eau douce. Le réseau hydrographique du Québec fait l’envie des tous les pays du monde avec plus de 500 000 lacs (dont plus de 400 000 répertoriés dans les banques des noms de lieux). Le Québec détient environ 3% de toute l’eau douce renouvelable de la planète.

Malheureusement, les infrastructures des villes Québécoises ne sont pas à la hauteur en ce qui a trait à la préservation des cours d’eau. En effet, encore aujourd’hui, trop de villes rejettent les eaux usées dans les cours d’eau par suite de débordements (comme Montréal, ou pire encore, les villes sans usine de traitement des eaux usées).

Biodiversité et zones protégées

Le Québec doit s’assurer de conserver la biodiversité. Plus de territoire autour des grandes villes doivent être protégés. En termes d’approche, il est préférable d’avoir 10 zones de 100km carrés plutôt qu’une zone de 1000 km carrés.

L’utilisation des pesticides et herbicides

Il a été démontré que l’utilisation des herbicides et pesticides avaient ses limites; la nature s’adapte. La surutilisation des herbicides et pesticides polluent nos sols et nos cours d’eau et ont une incidence directe sur la santé de nos populations.

La création des OGM résistants aux herbicides a été une catastrophe écologique et certaines études semblent démontrer que le déclin des populations des abeilles pourrait y être attribuable. Les universités et centres de recherche québécois doivent être mises à profits et devront développer des plantes hybrides résistantes aux insectes.

La qualité de l’air

Les alumineries et les fonderies de métaux constituent les principales sources de contamination atmosphérique au Québec. Bien qu’essentielles, ces industries doivent améliorer leurs façons de faire en lien avec la pollution. Encore une fois, la recherche et les avancés scientifiques devront être au rendez-vous.

Production d’énergie propre

Le Québec est reconnu comme un leader mondial de sources d’énergies renouvelables, particulièrement avec l’hydroélectricité. Ce fait étant, une attention particulière devra être portée au maintien des réserves d’eau. L’énergie nucléaire est une production propre et le Québec doit développer son portefeuille énergétique pour s’assurer d’avoir suffisamment d’énergie disponible pour les besoins de sa population. La production d’électricité avec les marées, le solaire et le vent doivent aussi être développé.

Voic les principaux objectifs du Québec en ces matières :

Hydroélectricité

En 2025, les ventes totales d'électricité d'Hydro-Québec ont atteint 196,7 térawattheures (TWh) (dont 184,9 TWh au Québec et 11,8 TWh à l'exportation). La valeur totale de ces ventes s'est élevée à 15,3 milliards de dollars, générant un bénéfice net de 2,9 milliards de dollars et une contribution de 4,4 milliards de dollars aux revenus du gouvernement.

2050

Pour les prochaines années, le PGIRE (Plan de Gestion Intégrée des Ressources Énergétiques), l’objectif est de faire passer la part des énergies fossiles de 48% (aujourd’hui) à 23% en 2050, ce qui voudrait dire que la consommation d’électricité augmenterait considérablement pour combler ce manque. D’ici 2050, on parle d’investissements de plus de 600 milliards de dollars.

Dans le « Plan d’action 2035 – Vers un Québec décarboné et prospère », on prévoit des investissements entre 90 et 110 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie pour augmenter la production de 60 TWh (8000 à 9000 mégawatts de puissance de plus), plus un autre investissement entre 40 et 50 milliards de dollars pour assurer la fiabilité des infrastructures (pour réduire les pannes de 35% sur 7-10 ans). En guise de comparaison, l’augmentation nécessaire serait l’équivalent de la production de la centrale LG-2, Manic-5 et le complexe de la Romaine!

Énergie éolienne

Le « Plan d’action 2035 » d’Hydro-Québec prévoit la construction de plus de 10 000 éoliennes lors de la prochaine décennie, ce qui porterait la production totale provenant de l’éolienne à 14 000 mégawatts en 2035 (plus du triple de ce qui est produit aujourd’hui – environ 4000 mégawatts).

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

De façon générale, voici les principaux objectifs gouvernementaux en lien avec le climat et la pollution :

1-Interdiction de chercher, d’exploiter et d’extraire des énergies fossiles sur le territoire du Québec

2-L’objectif de réduction de 37,5% des G.E.S. d’ici 2030 a été reporté à 2035 (décision prise au début 2026), et la cible finale de carboneutralité est toujours fixée à 2050.

Ces cibles (utopiques) seront toujours reportées à plus tard, et ce, de façon constante, au cours des prochaines décennies.

3-Le plan pour une économie verte 2030 (PEV 2030), qui inclut le plan de mise en œuvre 2026-2031, rendu public le 11 juin 2026 par la C.A.Q., a été diminué de près de 2 G$, et compte sur une cagnotte de 8,2 G$.

Doubler le budget de recherche

En 2026, les avancées technologiques pour remplacer les ressources naturelles d’énergies fossiles ne sont pas encore à la hauteur, même si beaucoup de progrès a été fait depuis l’an 2000.

Les projets de capture de carbone sont encore en phase expérimentale, et les avancées futures devront être substantielles pour ceux qui espèrent atteindre l’objectif « Net zero » en 2050. Il est évident que l’humanité aura encore besoin du pétrole pour encore au moins 50 ans…!

Ainsi, en 2025-2026, les F.R.Q. (Fonds de Recherche du Québec) ont investi un montant global de 265,3 millions $ en bourses et subventions.

 

Abolition de la bourse carbone

La bourse du carbone du Québec, officiellement appelée système de plafonnement et d'échange de droits d'émission (SPEDE), est un marché réglementé créé en 2013 pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) et lutter contre les changements climatiques.

Seuls le Québec (2013), la Californie (2014) et l’État de Washington (2023) font partie de ce marché/bourse du carbone.

En voici les grandes lignes :

1-Plafond d'émissions : Le gouvernement fixe une limite maximale de GES permise pour l'ensemble de l'économie, qui diminue au fil du temps.

2-Droits d'émission : Les grandes industries et les distributeurs de carburants doivent obligatoirement détenir des unités d'émission pour chaque tonne de carbone qu'ils rejettent.

3-Ventes aux enchères : Les entreprises se procurent ces droits lors d'enchères trimestrielles, liées au marché de la Californie et de l'État de Washington.

4-Marché d'échange : Les entreprises qui polluent moins que prévu peuvent revendre leurs surplus de droits à celles qui dépassent leurs quotas.

C’est une très mauvaise idée!

Il faut abolir la bourse carbone le plus tôt possible!

CONCLUSION

Le Québec est un modèle d’énergie propre, un modèle au niveau de la récupération en générale, et un modèle au niveau international. Al Gore, le Pape de la religion verte, a qualifié à plusieurs reprises le Québec de « vrai héros » et de chef de file mondial dans la lutte contre les changements climatiques, louant notamment son leadership, son marché du carbone et ses investissements en faveur de la transition énergétique. En 2015, il avait personnellement et publiquement félicité le Premier Ministre Philippe Couillard.

Québec = 0,17-0,20% de la pollution mondiale
1/500ème

Cependant, l’impact du Québec sur la pollution mondiale oscille entre 0,17% à 0,20%, donc moins que 1/5 de 1%...ou 1sur 500…! En supposant que le Québec atteigne le « Net zero » (ce qui est absurde et impossible à court/moyen termes), cela ne changerait absolument rien au problème de la planète.

L’avenir de la planète ne se joue pas ici…Chine, Inde, USA…ces 3 pays représentent plus de la moitié de la production de GES sur la planète. Aucune amélioration substantielle ne peut se produire sans que ces 3 pays réduisent considérablement leurs productions de GES.

En plus, le Québec est DÉJÀ un modèle mondial de lutte contre la pollution, cet alarmisme ridicule et cette obsession sur le CO2 ne tiennent pas la route, et une nouvelle approche plus pragmatique, moins dogmatique, doit prendre sa place au Québec.

Relancer le cours ?
Si vous reprenez ce cours depuis le début, le suivi de vos progrès sera réinitialisé.
Relancer