SYNDICALISME

De « Robin des Bois » à « Défenseur du Statu Quo »

Le syndicalisme québécois du 21ème siècle ne répond plus à la réalité du monde du travail. Les centrales syndicales, perçues autrefois comme les « Robin des Bois » de la classe ouvrière et comme les symboles du progrès du monde du travail, sont devenues, avec le temps, des entités archaïques qui favorisent le statu quo et l’immobilisme.

***Ainsi, le rôle des centrales syndicales et du syndicalisme en général, est à la croisée des chemins, et il doit être repensé et surtout, rééquilibré et modernisé***

3 CHANGEMENTS MAJEURS

  • CRÉDIT D’IMPÔT DE 20% TRANSFÉRÉ AUX BANQUES ET À LA CAISSE POPULAIRE, QUI EN RETOUR, DONNENT
    3 MILLIARDS $ / ANNÉE À L’ÉTAT QUÉBÉCOIS, DONT 1 G$ SUR LA DETTE À CHAQUE ANNÉE (lire détails).

  • CE QUI ENTRAÎNERAIT DES PAIEMENTS DIRECTEMENT SUR LA DETTE DU QUÉBEC DE PLUS DE 2,5 MILLIARDS $ / TOUS LES 5 ANS (lire détails).

  • POUR METTRE FIN À LA SURENCHÈRE ET AUX ABUS, ET POUR ENLEVER CE POUVOIR AUX CENTRALES SYNDICALES, CE QUI PERMETTRAIT DE RÉ-ÉQUILIBRER LES SECTEURS MUNICIPAUX, PROVINCIAUX ET FÉDÉRAUX (lire détails).

1- FIN DES CRÉDITS D’IMPÔTS DE 30%

Le Fond de Solidarité de la F.T.Q. (21,9 G$ d’actif net, 810 000 cotisants-épargnants le 25 juin 2025), ainsi que le Fondaction de la C.S.N. (4,04 G$ d’actif net, 225 000 cotisants-épargnants le 31 mai 2025), malgré toute la richesse qu’ils possèdent, bénéficient encore d’avantages disgracieux et honteux, comparé aux autres institutions (bancaires ou autres) qui offrent les mêmes produits financiers.

Le gouvernement provincial (15%) et le gouvernement fédéral (15%) donnent des crédits d’impôts (30% au total) à tous les citoyens (maximum 5000$ pour cotiser à un REER, mais possible aussi d’investir un autre 5000$ dans un fond -acheter des actions-, donc 1500$ de crédit d’impôt maximum par année) du Québec qui veulent épargner.  

Ces avantages extrêmement lucratifs dont profitent ces deux organismes sont tout simplement des vestiges du passé, et ils doivent disparaître. Avec plus de 25 G$ d’actif au total, les deux centrales syndicales s’en porteront très bien !!!

LES DROITS ACCORDÉS AUX SYNDICATS PASSERONT AUX MAINS DES BANQUES ET DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS

***CRÉDIT D’IMPÔT DE 20%***

Le R.I.N.D.L.Q. propose de transférer ces avantages aux banques et aux Caisses Populaires Desjardins, qui en retour (ils seront maintenant les seuls à offrir des produits avec crédits d’impôts…on parle de plus de 1 000 000 de personnes qui pourront potentiellement transférer leurs avoirs et leurs épargnes aux banques ou à la Caisse Populaire Desjardins…$$$$$), contribueront de manière significative au budget de la République du Québec.

Les banques et la Caisse Populaire Desjardins ont généré des profits records en 2025 : on parle de plus de 73 G$ (incluant le Canada au complet ainsi que les profits réalisés en Bourse). En utilisant 22% (proportion de la population québécoise) comme indice de référence pour les Banques canadiennes (sauf pour Desjardins dont la très grande majorité des activités est au Québec), nous arrivons à ces montants approximatifs :

2- PRINCIPE « 3/2 » POUR LES SYNDIQUÉS DE LA FONCTION PUBLIQUE

Avant l’adoption du nouveau code du travail en 1964-65 (qui accorde le droit de grève et de négociation aux employés du secteur public et parapublic), le taux de syndicalisation était beaucoup plus bas au Québec. En effet, le taux de syndicalisation était de 20,7% en 1941, 26,5% en 1951, 30,5% en 1961, puis de 35,7% en 1966 et de 37,6% en 1971. Ainsi, le nombre total de syndiqués au Québec est passé de 375 000 en 1960, à 700 000 en 1970.

Entre 2004 et 2024, le taux de syndicalisation global au Québec oscille aux environs de 40%, ce qui représente de loin le taux le plus élevé au Canada (ex : Ontario = 24,5%, Alberta = 22,2%).

La création de plusieurs ministères et organismes lors de l’amorce de la Révolution Tranquille (1960-1966) entraîna ainsi une augmentation majeure du taux de syndicalisation au Québec. Avec la sécurité d’emploi qui garantit les emplois au gouvernement (la permanence à vie est octroyée en 1965), cela a provoqué une entrée d’argent sans fin pour les centrales syndicales qui sont aujourd’hui devenues EXTRÊMENT RICHES, puisqu’elles profitent d’une manne interminable de cotisations infinies!

Il faut comprendre que 95% des employés de l’État NE COÛTENT ABSOLUMENT RIEN aux centrales syndicales : il existe des dirigeants malveillants dans la fonction publique, sans aucun doute, mais les débordements et les abus de pouvoir crasses sont sommes toutes très rares, et plus fréquentes dans le privé. Ainsi, 95% des employés syndiqués cotisent toute leur vie et ce, sans jamais avoir besoin de services supplémentaires (pour payer pour un grief par exemple, qui coûte à peu près 2500$/journée d’arbitrage) de la part de la centrale syndicale. Tout cet argent va dans les poches des centrales syndicales, qui n’ont pas l’obligation de rendre publique leurs états financiers (Projet de loi 3 : Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Déposé fin 2025 par le ministre Jean Boulet, il divise les cotisations en deux (principale et facultative)---le R.I.N.D.L.Q. supporte ce projet de loi de la C.A.Q.). Cette situation disgracieuse ne peut plus durer!

PRINCIPE « 3/2 »
FONCTION PUBLIQUE
**DIRECTEMENT SUR LA DETTE DU QUÉBEC**

En 2024-2025, un record absolu de 624 711 personnes étaient des employés du secteur public ou parapublic québécois, donc 81-82% sont syndiqués. Ainsi, en 2024, 81,6% des employés du secteur de l’administration publique étaient syndiqués, tout comme 81% des services d’enseignement, 73,9% des services publics et 65% des travailleurs de la santé et l’aide sociale.

Si on inclut TOUTE la fonction publique (pas seulement les employés du provincial, mais les fédéraux et les municipaux aussi), 1 115 900 québécois étaient employés de la fonction publique et parapublique en 2024. Nous pouvons considérer que ce nombre est en constante progression…!

LA FORMULE RAND

Pour comprendre comment fonctionne le syndicalisme québécois, il faut comprendre ce qu’est réellement la Formule Rand.

C’est le 29 janvier 1946, en Ontario, que le juge Ivan Rand, à la suite de la grève des employés de Ford à Windsor, impose sa fameuse formule. En somme, la formule Rand est une retenue syndicale à la source obligatoire (l’employeur est obligé de relever un montant fixe à chaque paie) qui lie le paiement des cotisations aux bénéfices obtenus par la convention collective.

Bien qu’établie dans la jurisprudence ontarienne le 29 janvier 1946, et bien qu’elle soit devenue un modèle rapidement adopté par la suite, elle a été intégrée progressivement dans les conventions collectives et les lois provinciales (le travail est une juridiction provinciale). Par exemple, au Québec, la Formule Rand devient obligatoire en 1977.

MODIFIER LA FORMULE RAND?

Ce type de formule est un « tout ou rien », ce qui veut dire qu’on applique la Formule Rand OU on ne l’applique pas…très difficile de l’appliquer à moitié, ou avec exceptions. C’est une entité en soit : devant cette entité, nous avons deux options : abolir la formule, OU la conserver. Quasi-impossible de la modifier à l’interne.

DONC, IL FAUT L’ABOLIR…?

Non!

Abolir la Formule Rand obligatoire entraînerait plus de problèmes que de solutions, puisqu’elle répond adéquatement à un besoin égalitaire entre les employés qui y sont TOUS soumis, et aussi, elle répond à un besoin structurel d’égalité en lien avec la convention collective, puisque TOUS les employés profitent des fruits de la négociation de cette dernière.

Autrement dit, la Formule Rand est essentielle à bien des égards, donc il ne faut PAS l’abolir, il faut la maintenir, même si elle est responsable du plus gros problème syndical = les cotisations garanties à l’infini…!!

PRINCIPE 3/2

Puisque nous sommes « pognés » avec la Formule Rand, le principe 3/2 offre une façon extrêmement simple de modifier LE PLUS GRAND PROBLÈME créé par la Formule Rand : le fait que plus de 95% des employés payent toute leur vie des cotisations sans jamais avoir besoin d’être défendu par le syndicat (grief = frais $$$), un peu comme une assurance vie…dans les poches des centrales syndicales!

Le principe 3/2 implique que, si un employé ne coûte RIEN au syndicat, donc si aucun grief en son nom ne s’est rendu à l’étape de l’arbitrage (qui coûte environ 2500$/jour de grief), les cotisations de cet employé, sur un cycle de 5 ans (3/2) iront dans les coffres du syndicat/centrale syndicale pendant 3 ans, mais par la suite, les cotisations de cet employé pour les 2 années suivantes (les individus ne paieront pas plus et ne seront pas affectés) iront DIRECTEMENT SUR LA DETTE… (et le cycle se répète au bout de 5 ans).

Voici quelques scénarios possibles :

1-Un employé ne coûte RIEN au syndicat pendant 3 ans, ses cotisations pour les deux prochaines années iront directement sur la dette du Québec. Les cotisations demeurent les mêmes, donc AUCUNE PERTE pour le syndiqué !!

Si ce même employé devient responsable du fait que le syndicat doit porter un grief devant un arbitre (2500$/jour que ça coûte au syndicat) pendant la 4ème année, ses cotisations pour l’an 5 retourneront au syndicat immédiatement, et ce, pour 3 ans…et ensuite le même cycle (3/2) reprend et se répète !!!

2-Pour les employés de la fonction publique qui se retrouvent sur l’assurance invalidité (court ou long terme), le cycle du 3/2 se poursuit, en autant que l’employé continue de payer ses cotisations syndicales comme les autres employés. Lorsqu’ils reviennent au travail (donc l’assurance ne paye plus pour cet employé), le cycle 3/2 se poursuit normalement.

3-Les centrales syndicales soutirent un montant fixe annuel aux organismes qu’elles défendent. Ainsi, avec cette nouvelle mesure, les centrales syndicales devront opérer pendant 5 ans (pour les employés qui ne coûtent RIEN) avec l’$$$ de 3 années au lieu de 5… et ainsi, les employés de la fonction publique :

-Paieront des cotisations au syndicat comme ils le font présentement

-Les syndicats récolteront 3/5 de ce qu’ils récoltent en 5 ans aujourd’hui

-Les 81-82% de syndiqués (81,5% de 1 115 900 employés = 1 060 105 syndiqués, en supposant que tous les employés conserveraient leur emploi dans un Québec indépendant), contribueront ainsi au remboursement de la dette, tout en étant garanti d’être protégé par le syndicat…!

LES SYNDICATS VONT VOTER DES AUGMENTATIONS ÉPOUVANTABLES POUR COMPENSER LEURS PERTES?

Non puisqu’ils seront forcés de NE PAS EXCÉDER la moyenne des augmentations des 10 dernières années !!!

COMBIEN CETTE MESURE RAPPORTERA À L’ÉTAT?

En supposant que 95% des syndiqués ne coûtent ABSOLUMENT RIEN aux syndicats, cela voudrait dire que pendant 2 ans, les syndiqués de la fonction publique rembourseraient donc :

-95% des employés syndiquées (qui ne coûtent RIEN) de 1 060 105 employés syndiqués = 1 007 100 employés pour qui les cotisations iront directement sur la dette lors des années 4 et 5…!

-Moyenne de 1300$/année/syndiqué temps plein (+/- 50$/paie) x 1 007 100 employés x 2 ans ferait en sorte que le montant suivant irait directement sur la dette à tous les 5 ans :

***2 618 460 000 $$***
***À TOUS LES  5 ANS***

sur la

***DETTE DU QUÉBEC***

3- ABOLITION DE LA SURENCHÈRE CRÉÉE PAR LES MULTIPLES NÉGOCIATIONS SECTORIELLES.   

Un des plus gros problèmes du syndicalisme québécois est le trop grand nombre d’unités syndicales et le trop grand nombre de négociations sectorielles. Comme on l’a vu avec les fusions municipales du début du XXIème siècle (où toutes les conventions collectives avaient été harmonisées en fonction des meilleures conditions offertes), entre autres, et aujourd’hui avec les négociations avec les médecins de famille en décembre 2025 (le gouvernement Legault s’est carrément effondré dans les négociations avec les médecins de famille) ET ensuite les médecins spécialistes (février 2026), c’est la « jurisprudence » qui force le gouvernement à donner à tous les mêmes avantages, et cela coûte une fortune à l’État québécois. Il faut que ça change !!!

Aussi, ces négociations du secteur public sont un levier incroyablement fort pour les centrales syndicales, qui profitent d’une sympathie démesurée des médias de masse, et qui utilisent ces négociations pour asseoir leur pouvoir sur leurs commettants.

AUGMENTATIONS PRÉ-ÉTABLIES

Puisque nous possédons aujourd’hui plus de 50 ans d’historique des gains syndicaux obtenus lors des différentes négociations, il est maintenant possible d’établir une projection dans le temps des augmentations de salaires SANS AVOIR RECOURS À DES NÉGOCIATIONS SECTORIELLES, mais plutôt en s’inspirant de celles-ci pour établir un cadre projeté sur 20 ans (qui servira aussi à harmoniser les salaires des employés municipaux -de loin les mieux rémunérés- avec les employés nationaux dans un Québec indépendant), et ces augmentations seraient non-négociables.

De cette façon, les centrales syndicales deviendront caduques et inutiles, puisque leur plus gros levier, les négociations sectorielles, seront abolies.

« JURISPRUDENCE de NÉGOCIATIONS »

Selon les données des négociations depuis 1988, donc depuis 40 ans (les augmentations des dernières négociations culminent en 2027), voici en gros les résultats obtenus au fil des années :

***AUGMENTATION TOTALE / 40 ANS = 82,3%***

***MOYENNE PAR ANNÉE / 40 ANS = 2,06%***

Comme nous pouvons le constater, les salaires des employés de la fonction publique et parapublique au Québec ont augmenté en moyenne par année d’un peu plus de 2% / année.

NATIONAL vs MUNICIPAL

Selon Michel Girard (Journal de Québec, 24 janvier 2026), les employés municipaux, quand on tient compte de la rémunération globale (salaires, avantages sociaux, régimes de retraite), profitent d’un écart de 28,1% en leur faveur quand on compare avec les employés provinciaux (et 14,5% de plus que les employés fédéraux), et ce, pour le même emploi !!!

Encore pire, la rémunération globale des employés municipaux surpasse de 32,6% celle des salariés du secteur privé, qui lui représente 73% de tous les salariés au Québec. Cette situation disgracieuse doit changer!

Cette situation injuste est attribuable, à mon avis, aux fusions municipales du début des années 2000, où toutes les conventions collectives avaient été bonifiées vers le haut pour tous les secteurs!

AUGMENTATIONS DE TOUS LES EMPLOYÉS DE L’ÉTAT

Afin d’éliminer les négociations sectorielles dispendieuses et injustes pour 73% des salariés du secteur privé du Québec, il est important d’inclure TOUS les employés, donc, les politiciens de tous les niveaux, les médecins, les enseignants, les infirmières, les préposés aux bénificiaires, les cols bleus, les cols blancs, etc.

Ainsi, TOUS seraient soumis à ces nouvelles augmentations annuelles prédéterminées, ce qui créerait un meilleur équilibre, la fin des surenchères et des moyens de pression (les grèves du secteur public deviendraient caduques et inutiles, donc aucun moyen de pression perturbateur lors de grands événements comme le tournoi Pee-Wee ou le Festival d’été), la fin des augmentations votées par ET pour les politiciens, et surtout, le pouvoir exceptionnel des centrales syndicales en lien avec ces mêmes négociations (les centrales syndicales seraient responsables de négocier le normatif, et n’aurait plus le pouvoir extrême de négocier les salaires)!

CYCLE PRÉDÉTERMINÉ DES AUGMENTATIONS SALARIALES
10 ANS
RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC

Avec ce système, l’écart de 28% entre les employés municipaux et les autres employés de l’État québécois diminuerait de 9% à tous les 10 ans, et ce, en assurant des augmentations à tous, ce qui ferait en sorte que l’avantage dont les employés municipaux ont profité depuis plusieurs années s’estomperait totalement en 30 ans. À ce moment, un cycle équitable serait alors redéfini par le politique, en suivant les mêmes principes d’équité et de modération.

Aussi, avec des augmentations prédéterminées, la gestion des fonds publics serait beaucoup plus facile puisqu’elle serait à la fois stable et prévisible.

CONCLUSIONS

Ces trois changements majeurs serviraient non seulement de tremplin pour que le monde syndical soit ajusté à la nouvelle réalité du 21ème siècle, mais aussi, amélioreraient grandement le niveau d’appréciation des centrales syndicales et des syndicats par la population en général.

1-Crédit d’impôt de 30% (15% provincial/15% fédéral) transféré aux banques et à la Caisse Populaire

GAIN ANNUEL – État québécois = 3 000 000 000 $
1G$ = dette / 1G$ = bilinguisme / 1G$ = nouveaux acheteurs (10 ans)

2-Principe 3/2 pour tous les employés de la fonction publique et parapublique

GAIN – État québécois = 2,5G$/5 ans = dette

3-Augmentations prédéterminées pour TOUS les employés de l’État

GAIN -État québécois = fin des grèves du secteur public et de la prise en otage d’événements par les syndicats / banalisation du rôle des centrales syndicales / harmonisation progressive des salaires du secteur municipal avec le National et le secteur privé.

***À tous les 5 ans, les syndiqués de la fonction publique retourneraient collectivement PLUS de 7 500 000 000$ sur la dette du Québec, et ce, sans que les syndiqués aient à payer plus…ce serait les centrales syndicales qui recevraient ce 7,5 G$ en moins à tous les 5 ans…!***

---------------------------------------------------------------

Histoire du syndicalisme

Entre capitalisme sauvage et respect des travailleurs

Europe 19ème/20ème siècles

C’est en Europe au 19ème siècle (et aussi au début du 20ème siècle) que les principales avancées dans le domaine du travail se sont concrétisées. En effet, plusieurs réformes importantes voient le jour lors de cette période, en France et en Grande-Bretagne plus particulièrement.

À cette époque, les principaux combats sont les suivants : établir l’âge minimum pour pouvoir travailler (lois sur le travail des enfants en France en 1848 et en Grande-Bretagne en 1841) jusqu’à l’abolition complète du travail des enfants en France et en Grande-Bretagne en 1874, la diminution des heures quotidiennes de travail (12h/jour en 1844 en Grande-Bretagne, et en France en 1841), la reconnaissance du droit de grève et la légalité des syndicats (Loi Ollivier, France, 1864, et en 1871 en Grande-Bretagne avec le « Trade Union Act »),  la journée internationale des travailleurs (1er mai 1889, France, et depuis 1894, 1er lundi de septembre au Québec),  et finalement l’instauration des principes liés à la sécurité au travail jusqu’aux lois sur les indemnisations des accidents du travail (France, 1898, et Grande-Bretagne, 1906).

Aussi, d’autres gains importants tels que la loi sur le repos hebdomadaire (congé obligatoire le dimanche, France, 1906), l’avènement du code du travail (France 1910), les premiers régimes de retraite des travailleurs (Grande-Bretagne, 1908, et France, 1910), la journée de 8 heures (1919), les lois sur les conventions collectives (France 1919), les semaines de congés payés (deux en 1936, trois en 1956, quatre en 1970 et cinq en 1982, France) et finalement, l’avènement du « s.m.i.g. » (salaire minimum interprofessionnel garanti) en France en 1950.

Ainsi, dans cette période qui aura duré environ 100 ans en Europe (de 1841 à 1950), le syndicalisme et les syndicats jouissaient, à juste titre, du support inconditionnel de la population et de la classe ouvrière. Les syndicats étaient les porteurs du progrès et de l’émancipation économique des classes populaires.

SYNDICALISME AU QUÉBEC

CANADA

Au Canada, la légalisation des syndicats devient une loi fédérale en 1872, et la Cour Suprême reconnait le droit de grève en 1898.

QUÉBEC

Encarcané dans le catholicisme et le régime seigneurial (aboli en 1854, mais le processus visant l’abolition complète de ce régime archaïque prendra plusieurs décennies), et accusant un retard considérable sur le reste du monde à cette époque (au moins 50 ans), le syndicalisme s’officialise au Québec à partir de la fin du 19ème siècle, dans les années 1880, et atteindra son apogée entre 1976 et 1985 avec l’élection du parti Québécois, parti socialiste qui sera extrêmement favorable aux centrales syndicales et au mouvement syndical en général.

F.T.Q.

C’est en 1882 que le 1er syndicat québécois voit le jour sous le nom de « Chevaliers du Travail », traduction des « Knights of Labor », qui avaient vu le jour à Hamilton en Ontario en 1881. Par la suite, en 1886, est né le « Conseil des métiers et du travail de Montréal » (C.M.T.M), et en 1888, à Québec (C.M.T.Q), et ultimement (sous la direction du premier ministre du Québec, Honoré Mercier) sera fondé, en 1889, le « Comité exécutif provincial du congrès de métiers et du travail du Canada ». Cet organisme deviendra en 1937, la « F.P.T.Q. », la fédération provinciale des travailleurs du Québec », pour finalement devenir la « F.T.Q. », la fédération des travailleurs du Québec, en 1957. En février 2026, la F.T.Q. compte plus de 600 000 membres et Magalie Picard en est la présidente (première femme autochtone à tenir ce poste).

C.S.N.

C’est en 1921 qu’est créée la « Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada », la C.T.C.C. Contrairement à la F.P.T.Q., qui est reliée au mouvement d’émancipation syndical international (la première « Internationale » ouvrière, organisée par l’A.I.T., l’Association Internationale des Travailleurs, première de ces rencontres annuelles de tous les syndicalistes du monde, s’est tenue à Londres en septembre 1864), la C.T.C.C. s’appuie sur le support local de l’Église Catholique, qui est sympathique au mouvement ouvrier.

C’est en 1960 que la C.T.C.C. se détachera de l’Église catholique pour devenir la C.S.N., la Centrale des Syndicats Nationaux. En février 2026, la C.S.N. compte 330 000 membres et Caroline Senneville en est la présidente

C.S.Q. / C.S.D. / F.A.E.

La C.S.Q., la Centrale des Syndicats du Québec, compte 200 000 membres et Éric Gingras en est le président en 2026.

La C.S.D., la Centrale des Syndicats Démocratiques, compte 72 000 membres et Luc Vachon en est le président en 2026.

La F.A.E., la Fédération Autonome des enseignants, compte plus de 60 000 membres et Mélanie Hubert en est la présidente en 2026.

U.P.A.

Fondée en 1924 sous le nom de « L’Union Catholique des Cultivateurs », (U.C.C.), elle devient « L’Union des Producteurs Agricoles » en 1972. L’U.P.A. représente la quasi-totalité des producteurs agricoles (donc plus de 40 000 fermes) et Martin Caron en est le président en 2026.

Syndicalisation au Québec
2026

Ainsi, un grand total de près de 1 300 000 québécois cotisent à une des 6 principales centrales syndicales au Québec en 2026.

Au Québec, 36% de tous les travailleurs sont syndiqués, comparé à 44,1% en 1981. En guise de comparaison, en Ontario, le taux de syndicalisation total était de 29% en 2022.

Entre 25% et 30% des travailleurs du secteur privé sont syndiqués au Québec en février 2026, comparé à moins de 20% en Ontario.

Finalement, entre 84-85% des employés de l’État étaient syndiqués en 2022 au Québec, comparé à 82% en 2021 en Ontario.

Maurice Duplessis

Premier ministre, 1936-1939 et 1944 à 1959

Au pouvoir pendant près de 20 ans, Maurice Duplessis aura été de loin le Premier ministre du Québec le plus hostile au mouvement syndical. Utilisant le prétexte par association pour sa « loi protégeant la province contre la propagande communiste », mieux connue sous le nom de « Loi du Cadenas » (adoptée le 24 mars 1937, en réponse aux événements de 1936, année où la loi de 1919 qui avait déclaré le Parti Communiste du Canada comme organisme illégal fut abrogée), qui permet au gouvernement de « cadenasser » tout organisme suspecté « de propager le communisme ou le bolchévisme de quelque manière que ce soit ».

Les prises de position trop radicales de Duplessis ont mené le Clergé Catholique à se ranger du côté des ouvriers et des syndicats, malgré le fait que l’Église Catholique était elle aussi radicalement opposée au Communisme. L’exploitation que subissaient les travailleurs à cette époque, notamment à travers des grèves historiques (Asbestos en 1949 et Murdochville en 1957), avait convaincu plusieurs membres du clergé, notamment Monseigneur Joseph Charbonneau, Archevêque de Montréal de 1940 à 1950 (une pièce de théâtre intitulé « Charbonneau et le Chef » , jouée la première fois à Québec en 1971, relate ces événements), de prendre la défense des travailleurs et des syndicats contre l’attitude agressive du gouvernement Duplessis.

Jean Lesage
1960 à 1966

« L’Équipe du Tonnerre » libérale est portée au pouvoir le 22 juin 1960, et le mouvement syndical jouit dès lors d’un appui plus que favorable du gouvernement qui portera la Révolution Tranquille, après les années dites de « Grande Noirceur » de la domination de l’Union Nationale de Maurice Duplessis. La syndicalisation des employés de l’État est accordée en 1961, et en 1965, la création de La commission de la fonction publique établie les paramètres de neutralité d’embauche et met fin au favoritisme rampant qui s’était installé pendant les années Duplessis. Aussi en 1965, le droit de négociation collective est accordé aux fonctionnaires.

Front Commun
1972

Les années 1970 seront le théâtre de plusieurs avancées significatives pour les syndicats et les syndiqués québécois. Pour débuter, une grève générale du Front Commun, qui réunit plus de 210 000 syndiqués, provenant des 3 principales centrales syndicales (F.T.Q-Louis Laberge, C.S.N-Marcel Pépin et C. S.Q.-Yvon Charbonneau), se tient du 28 mars au 11 avril 1972. Suite à l’échec des négociations, une loi spéciale forçant les syndiqués à retourner au travail est promulguée le 21 avril, et cette loi ordonne aux centrales syndicales de cesser la grève dès le 23 avril, sous menace de sanctions. Les syndiqués votent massivement en faveur d’un refus de cette loi spéciale, ce qui mènera à l’emprisonnement des 3 chefs syndicaux, suites au jugement en ce sens, le 8 mai 1972.

Ainsi, le Front Commun aura permis l’obtention de gains substantiels pour le mouvement syndical : le salaire minimum de 100$/semaine, des augmentations salariales substantielles (différentes d’un métier à l’autre) pour les 3 prochaines années (72 à 74), ainsi que des gains sur la sécurité d’emploi.

R.R.E.G.O.P.
Régime de Retraite du personnel Employé du Gouvernement et des Organismes Publics
1973

C’est le 1er juillet 1973 qu’est créé le régime de retraite des employés du gouvernement, mieux connu sous le nom du R.R.E.G.O.P., où une retraite sans réduction (sans pénalités) est possible dès l’âge de 61 ans.

Ce régime extrêmement généreux, à prestations déterminées, a été mis en place pour unifier les fonds de retraite du secteur public, garantissant une rente de retraite indexée (0,75% par année) et sécurisée à vie.

Parti Québécois
1976-1985

L’élection du Parti Québécois, le 15 novembre 1976, parti social-démocrate (parti socialiste qui croit à la démocratie) qui permettra au mouvement syndical de concrétiser plusieurs des éléments « modernes » qui caractérisent encore aujourd’hui le syndicalisme québécois.

C’est en 1977 que le Québec impose la Formule Rand, qui était en vigueur au Canada depuis le 29 janvier 1946. Cette formule oblige tous les employés d’une unité accréditée à payer des cotisations qui sont automatiquement déduites du salaire de l’employé.

Le 1er mars 1978, la S.A.A.Q., la Société d’Assurances Automobiles du Québec, est mise sur pieds. Le 9 novembre de la même année, c’est la loi sur le zonage agricole qui voit le jour.

En 1980, la Commission des normes du travail (qui est devenue la C.N.E.S.S.T. en 2016) avait établi les bases de ce qui allait mener éventuellement à la création du T.A.T. (le Tribunal Administratif du Travail en 2016), où les processus d’arbitrage des conflits liés au travail ont été modernisés.

Aussi, le PQ donne son accord pour la création du Fond de Solidarité de la F.T.Q. le 23 juin 1983. Le Fond de Solidarité de la F.T.Q. montrait un actif net de 21,9 milliards $, pour 808 000 actionnaires, le 25 juin 2025.

Le 2 février 1984, la loi sur la fonction publique établit, entres autres, le statu d’employé permanent au gouvernement.

Parti Québécois
1994-2003

C’est le 22 juin 1995 que le gouvernement du Parti Québécois permet la création du Fondaction de la C.S.N., copié sur le modèle général du Fond de Solidarité de la F.T.Q. de 1983. Le 24 janvier 1996, les activités du Fondaction sont officiellement lancées.

Le 31 mai 2025, le Fondaction de la C.S.N. montrait des actifs nets de 4,04 milliards $, avec plus de 225 000 actionnaires.

Ainsi, les Banques et la Caisse Populaire Desjardins ont généré des profits de plus de 18 milliards $ au Québec en 2025, malgré tous les problèmes économiques et géopolitiques ambiants.

Les 6 banques et la Caisse Populaire Desjardins donneront chaque année :

TROIS (3) MILLIARDS $ AU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC

3 000 000 000 $

Puisque ce seront à ce moment les banques et la Caisse Pop qui profiteront du fait que les citoyens recevront des crédits d’impôts de 20% en investissant/épargnant (à la place des centrales syndicales), ces institutions bancaires verront leurs profits augmenter encore de façon substantielle, ce qui assurera une stabilité financière encore plus solide.

Pour compenser pour ce gain énorme, les banques et la Caisse Pop redonneront 3 milliards de $ à chaque année au gouvernement (cela représente 18,66% des profits des banques et de la Caisse Pop en 2025), et ce, pour répondre à des objectifs bien précis (ce montant sera indexé annuellement en lien avec l’inflation) :

****1 000 000 000 $ pour le bilinguisme****

Ce 1 G$ permettra à plus de 200 000 jeunes québécois de pouvoir vivre des expériences en langue seconde de toutes sortes à chaque année, avec une subvention maximum de 5000$ par personne par année (possible de profiter de ce programme maximum 4 années entre 10 et 25 ans) :

1-Des camps d’été qui offrent une immersion anglaise complète au Québec, aux États-Unis, en Ontario et dans les Maritimes pour les jeunes francophones. Pareil pour les jeunes anglophones et les jeunes allophones qui pourront avoir accès à des camps d’immersions francophones au Québec ou ailleurs.

Pour des jeunes âgés entre 11 et 17 ans

2-Des opportunités d’emplois d’été en immersion anglaise (au Québec, aux États-Unis, en Ontario ou dans les Maritimes) pour les jeunes francophones. Pareil pour les jeunes anglophones et allophones qui pourront vivre des expériences de travail d’immersion en langue québécoise au Québec ou ailleurs.

Pour des jeunes âgés entre 18 et 25 ans

****1 000 000 000 $****

pour le

Fond
****10 pour 25 000$****

Il est malheureusement impossible pour l’État de subventionner les ménages et les individus qui veulent acheter leur première propriété, car cela entraînerait automatiquement une hausse faramineuse des prix des propriétés. Cette option est donc invalide.

Cependant, l’État peut subventionner la « STABILITÉ ». Ainsi, dans le but de ralentir la spéculation et pour encourager la stabilité du marché immobilier, un montant de 25 000$ serait octroyé à tous ceux et celles qui conserveraient leur première propriété pendant 10 ans.

Ce 1 G$ permettrait ainsi à 40 000 ménages par année de recevoir  automatiquement (et non-imposable) un montant de 25 000$ !!

****1 000 000 000 $****

sur la

****DETTE****

Relancer le cours ?
Si vous reprenez ce cours depuis le début, le suivi de vos progrès sera réinitialisé.
Relancer